Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement .... Et les mots pour le dire arrivent aisément ! (Nicolas Boileau, 1674)

mardi 15 septembre 2009
par  Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles
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Les débats que nous avons dans le cadre du projet des BIENS COMMUNS et DROITS COLLECTIFS nécessitent, d’après moi, une clarification sur deux plans distincts :

  1. Le plan conceptuel tout d’abord. Même si, jusqu’à présent, la majorité des contributions postées sur ce site Internet sont rédigées en langue française, une clarification reste nécessaire quant à la définition commune des concepts dont nous voulons débattre. Je suis, en effet, personnellement perturbé à la lecture de ces contributions par l’implicite évidence, dans l’esprit de chacun des auteurs, que les mots qu’ils utilisent ont la même signification dans l’esprit de chacun d’eux. Je propose donc que nous convenions d’une taxinomie afin de nous permettre, par la suite, de dialoguer et d’échanger nos arguments en n’ayant plus à craindre de malentendus sur les mots utilisés.
  2. Sur le plan linguistique ensuite. En effet, les concepts dont nous débattons se doivent d’être exprimés, discutés, argumentés et – nous l’espérons tous – finalement validés dans les multiples langues officielles de l’UE. La citation de Boileau est donc d’autant plus pertinente ! Car rien n’est plus ardu que d’exprimer, dans une autre langue, un concept qui n’est pas clairement énoncé.

Dans un premier temps, la taxinomie proposée (voir le fichier ci joint) est réfléchie et formulée en langue FRANCAISE. Il faut maintenant la discuter entre nous et, par après, examiner comment la transposer en d’autres langues et, au besoin, la modifier à nouveau.

Je prends la responsabilité d’en proposer déjà une traduction en anglais que je soumets à un anglophone afin de la vérifier.

Philippe D. Grosjean

Le 15 septembre 2009.


Documents joints

Taxinomie
Taxinomie

Commentaires

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samedi 19 septembre 2009 à 19h07 - par  Horst Gruetzke

S’il ne s’agit pas de classifier des "biens" - pourquoi donc cette proposition de "taxinomiser" ?
Pourquoi donc mentionner des noms et de donner toute de suite une déclaration définitoire ?
Pour appeler ce tableau sous format PDF "Taxinomie" destiné pour construire scientifiquement une hiérarchie des organismes ? Pourquoi cette sonnerie de notions "scientifiques" aulieu de parler avec des mots mêmes francophones mais normal en exprimant SA "compréhension de ce dont nous voulons débattre" ?

Quand on crée des nouveaux termes ou expressions on freine plutôt les efforts et l’engagement de beaucoup de gens pour comprendre et pour se faire comprendre.

Il a eu raison ce Mr. Boileau lorsqu’il disait :

"Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement …. Et les mots pour le dire arrivent aisément !"

Il y a dans les encycliques officielles et même chez Wikipédia des définitions p.e. de la notion "bien". Ces définitions sont identiques dans les différentes langues. Examinons ces définitions formulées par des gens peut-être plus intelligents que nous. Peut-être leur logique nous persuade ou non.
Si non réfléchissons pour trouver une meilleure définition. Et évitons cette "mise en attention" devant les différentes langues et cultures. Une définition scientifique p.e. du "bien" même commun ou du "droit" même collectif est la même en française comme aussi en allemand. Il y a d’ailleurs déjà des "lois internationales" reconnues par presque chaque Etat-membres de l’ONU qui protègent bien les droits individuels comme collectifs p.e. de la propriété. - Au lieu de faire des débats sur les différentes "compréhensions de ce dont nous voulons débattre" il vaut mieux d’examiner si la civilisation mondiale "moderne" avait toujours bien tenu compte à qui appartiennent les "biens communs" ou les "biens collectifs". Je suis sur que nous examinerons finalement aussi la "justice sociale" de ce que nos gouvernements avaient introduit dans leurs accords avec les peuples juste colonialisés par eux. Nous examineront alors aussi la "justice sociale" introduit dans les Traités de l’UE à l’égard de la protections des "biens" dont la propriété n’avait jamais mise en question.

Mais de telles examinations futures nous rendraient de nombreuses moments bien énervants si nous voulons vraiment et sérieusement promouvoir ce projet sur le "biens communs et les droits collectifs".
Moi personnellement je suis prêt à mener ce combat contre le "main stream" de type européens.

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mercredi 16 septembre 2009 à 11h05 - par  Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

Mais il s’agit de mettre en débat nos différentes compréhensions de ce dont nous voulons débattre.

Voir la réponse faite au message de Daniel, ci-dessus.

Philippe D. Grosjean

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mercredi 16 septembre 2009 à 11h00 - par  Philippe D. GROSJEAN, Bruxelles

Et c’est bien pour cela que je crois nécessaire de faire part de "ma" conception en fonction de "ma" représentation socio-culturelle afin de les mettre, l’une et l’autre, en débat ! Et afin d’inviter les autres, ayant une autre représentation socio-culturelle, à faire part de "leurs" conceptions. N’est-ce pas une bonne manière d’initier le dialogue ?

L’objectif de notre projet est d’arriver à ce qu’un jour des "biens communs" et des "droits collectifs" soient instaurés, protégés, exercés et, éventuellement, sanctionnés par une Cour de Justice au sein de l’Union européenne et – pourquoi pas ? – au niveau mondial. Cela ne nécessite-t-il pas que nous commencions par nous mettre d’accord sur la description de ce que nous voulons instaurer tous ensemble en tenant compte de nos différents contextes socio-culturels ?

Pourquoi me faire un procès d’intention ? Comme si, a-priori, je voulais imposer que tout le monde accepte cette taxinomie (ou taxonomie) ? Je la mets en débat et j’invite chacun à bien vouloir me dire s’il (elle) comprend les concepts comme je les comprends ou s’il (elle) leur donne une autre description !

Philippe D. Grosjean

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mardi 15 septembre 2009 à 21h17 - par  Daniel Spoel, FR-17240 Saint Germain du Seudre

Il y a des personnes qui pensent qu’il existe des invariants, il y a des personnes qui constatent qu’il y a des différences. Les premières, selon la tradition cartésienne française, veulent faire croire qu’il existe une énonciation claire d’une vérité universelle avec une sémantique standardisée et délivrée par l’autorité.
Les secondes constatent que les représentations sont différentes, que les mots sont donc différents pour cerner des concepts qui sont exprimés par ces mots qui n’ont pas nécessairement le même champ sémantique pour tous. Tous n’ont pas la même expérience de la vie, tous n’ont donc pas exploré les concepts en question de la même façon, c’est à la fois une difficulté et une richesse. Une taxonomie est donc impossible au départ de l’examen d’un problème parce qu’elle le mettrait au surgélateur, elle ne peut se concevoir qu’après de nombreux débats.
Lorsqu’on veut en plus traduire dans une autre langue, on se heurte à plus de problèmes encore qui sont de la même nature, mais d’une autre culture. On ajoute à une diversité un autre registre de diversité.
En tant que modérateur, je me dois de mettre en garde. La mission qui m’a été confiée est précisément d’éclairer sur les interprétations constatées et de les rapporter pour essayer de clarifier le débat ultérieurement.
Point n’est besoin d’essayer de le clôturer avant qu’il n’ait véritablement eu lieu.

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mardi 15 septembre 2009 à 19h33 - par  Horst Gruetzke

Pour avancer le débat sur les biens communs et les droits collectifs Philippe Grosjean propose avec raison une clarification des notions pour éviter des malentendus. Il se réfère à une proposition des classification faite par lui à la quelle il avait donné le titre "taxonomie". Malheureusement cette méthode s’avère peu profitable pour cette œuvre vu que la taxonomie a été et est toujours surtout une méthode pour hierarchiser des organismes. D’autre part - et peut être justement il tient toujours à la taxonomie - les notions y introduites ne correspondent ni à une hiérarchie ni à une définition bien scientifique et donnent par conséquent lieu à des disputes inutiles.

Voir toute la réponse ici :

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Renforcer les droits sociaux pour sortir de la crise

dimanche 28 novembre 2010

Une déclaration de l’AFEM à lire et à faire largement connaître !!!

Prix Nobel d’économie à Elinor Orstrom : une bonne nouvelle pour la théorie des biens communs

mardi 13 octobre 2009

Le 12 octobre 2009, les jurés de Stockholm ont attribué le Prix Nobel d’économie à Elinor Orstrom et Oliver Williamson. Leurs travaux, quoique très différents, portent non plus sur la modélisation économique, mais sur le « retour au réel ».

Elinor Orstrom est une auteure majeure de la théorie des Communs. Elle a publié des travaux très importants sur la gestion par les communautés de leurs outils collectifs. Elle a coordonné avec Charlotte Hess un livre séminal "Understanding knowledge as a commons".

Le mouvement pour les Communs s’étend rapidement à l’échelle mondiale, comme le montre l’appel "Pour la récupération des biens communs" issu du dernier Forum social mondial de Belèm en janvier 2009.

Ce prix Nobel est un encouragement à poursuivre à la fois la théorie des biens communs et la pratique du partage ouvert comme modèle d’autogestion pour toute la société.

Le Professeur Hervé Le Crosnier (Université de Caen) a écrit un papier sur cette nomination qui est bien évidemment diffusé sous licence Creative Commons. Celles ou ceux qui souhaitent le reproduire peuvent se référer à la version en ligne, plus facile à copier.

Un livre sur les Communs de la connaissance est en préparation qui devrait paraître en novembre 2009. Vous pouvez en découvrir le sommaire.


NB : lisez aussi ce dossier des ALTERNATIVES ECONOMIQUES sur les deux économistes qui ont reçu le "NOBEL" (en fait, le prix spécial de la BANQUE DE SUEDE donnée en hommage à Alfred Nobel, mais qui n’est pas un prix "NOBEL" stricto sensu.)

Lettre aux électeurs européens.....

mardi 6 octobre 2009

Pour information, prenez connaissance de ce document de la Fondation Robert Schuman.

Initiative d’un partenariat oriental

samedi 18 juillet 2009

La proposition décrite ici d’un partenariat oriental est une information intéressante à retenir !