L’inflation

Une solution pour la crise ?
dimanche 21 août 2011
par  Daniel Spoel, FR-17240 Saint Germain du Seudre
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Avec la recherche du plein emploi - c’est-à-dire la création d’une opportunité d’emploi pour chaque personne désireuse de travailler et une revalorisation des revenus des autres -, la menace et la réalité de l’inflation sont, au côté de l’accroissement du déficit budgétaire ( qui peut avoir été utilisé pour stimuler cette situation de plein emploi), une des questions économiques parmi les plus débattues. Et les véritables causes de l’inflation ne fait ici aucun doute. L’accroissement de la demande globale pèse sur les marchés, fait progresser la production, développe les besoins de consommation de la main-d’oeuvre et elle permet inéluctablement une hausse des prix. Cette situation doit alors être soit exploitée, soit combattue… L’économique ne doit pas toujours s’obnubiler sur ce qu’il ne sait pas résoudre. C’est pourtant sa tendance préférée, à tout le moins en matière d’inflation et de chômage. Il y a bien des années, la courbe de Phillips, du nom d’A. W. Phillips, mettait clairement en évidence les termes du choix - l’échange - entre plein emploi, ou emploi élevé et inflation d’une part, et, d’autre part, chômage et relative stabilité des prix. Cette conception est encore présente dans toutes les mémoires des économistes. Mais aujourd’hui, les choses on connu un changement significatif. Le problème se pose désormais en termes de préférence pour l’inflation ou le chômage. Le chômage était autrefois la principale peur de dérapage d’une économie. Le plein emploi était le premier critère des performances d’un système économique. Cette idée demeure dans bon nombre des grandes théories économiques. Mais la réalité la plus profonde de notre époque est que l’inflation est désormais vécue par la partie la plus influente de la société comme la principale menace sur les performance du système économique. La stabilité des prix est donc devenue l’objectif prioritaire. Le chômage n’est plus en conséquence dans cette optique qu’un moyen, relativement efficace, de stabilisation du niveau général des prix. Cette démarche reflète une nouvelle réalité, que l’on décrit certes avec des termes moins tranchants qu’ici, mais qui est bien visible et qui joue même un rôle d’obstacle incontournable. La raison déterminante de cette situation vient essentiellement du fait que, dans notre système économique et notre société moderne, ceux qui disposent de la plus grande influence ont plus à craindre de l’inflation que du chômage. Le chômage touche ceux qui en sont atteints et leurs familles. Leurs souffrances peuvent aisément être tolérées par ceux qui n’ont pas à faire l’expérience de cette détresse… La bonne société, en son sens pragmatique, ne peut espérer réconcilier le plein emploi et une complète stabilité des prix. Elle peut, toutefois, faire quelque chose pour minimiser l’antagonisme entre ces deux options. Même dans un monde où les syndicats ont vu leur pouvoir diminuer, on se doit de reconnaître, même d’endiguer, la traditionnelle prix-salaires. L’établissement des salaires devrait ainsi maintenu dans le cadre de la structure existante des prix (par une indexation, c’est moi qui ajoute)…


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